Fondé en 1510, le couvent des Dominicaines s’élève dans l’ancien noyau andalou de Bayyāna. Bien que de style Renaissance, il conserve des éléments mudéjars tels que le plafond à caissons (alfarje) et l’arc trilobé, témoignant de la persistance de l’art islamique dans l’architecture religieuse après la conquête chrétienne.
Construite au XVIIᵉ siècle, l’église s’élève dans un quartier de Baena profondément enraciné dans le passé andalou. Bien que de style baroque, elle conserve des éléments architecturaux et décoratifs rappelant l’héritage islamique, tels que la nef unique ou l’ornementation murale. Sa fondation symbolise la transformation chrétienne d’un ancien cadre urbain islamique.
Édifié au XVIᵉ siècle sur un site qui aurait pu avoir une fonction stratégique ou religieuse à l’époque andalouse, le couvent dominicain de Notre-Dame de Guadalupe présente un plafond à caissons mudéjar dans la chapelle principale, unique dans la province. Il témoigne de la persistance de l’héritage islamique dans l’architecture religieuse chrétienne — un symbole de la continuité culturelle après la conquête.
Située au sommet de Baena, Sainte-Marie la Majeure pourrait s’élever sur l’emplacement d’une ancienne mosquée, comme le suggère sa tour, probablement un minaret du IXᵉ siècle. Bien que l’édifice actuel relève du style gothique-renaissance, des éléments tels que la remarquable grille plateresque et certains motifs décoratifs conservent des résonances de l’héritage andalou, témoignage du dialogue entre les cultures qui a façonné l’histoire urbaine de Bayyāna.
Probablement une ancienne mosquée rurale, Saint-Barthélemy fut adaptée après la conquête chrétienne. Elle conserve des voûtes gothiques et un plafond à caissons mudéjar qui reflète l’influence islamique. On y remarque sa grille du XVIᵉ siècle et une chaire sculptée, symboles de la rencontre entre les traditions andalouse et chrétienne.
Construite en 1711 sur l’emplacement d’un ancien hôpital, l’église conserve des traits mudéjars et andalous. Son patio à cloître avec des arcs en plein cintre évoque les cours islamiques, tandis que le sol carrelé à motifs en treillis et la toiture en poutres apparentes reflètent des techniques traditionnelles andalouses. Ainsi, l’édifice illustre la persistance de l’art islamique dans l’architecture populaire cordouane.
Construite à la fin du XVIIIᵉ siècle, cette église baroque conserve des éléments hérités du monde andalou. Sa coupole sur pendentifs représente une évolution des techniques islamiques permettant de relier des espaces rectangulaires et circulaires. De plus, l’attention portée à la lumière et à la décoration intérieure reflète un goût ornemental qui, bien que chrétien, conserve les influences de plusieurs siècles d’art islamique dans la région.













