L’église paroissiale Notre-Dame de l’Assomption est le cœur spirituel et patrimonial de Castro del Río. Située dans le quartier de la Villa, sa silhouette domine le centre historique et renferme des siècles d’histoire, d’art et de dévotion.
Après la conquête chrétienne de 1240 par Ferdinand III, l’ancien site musulman fut transformé en chef-lieu de l’archidiaconé de la Campiña, et c’est dans ce contexte qu’a été érigé l’un des premiers temples ruraux du diocèse de Cordoue. Bien que l’église actuelle date du XIIIe siècle, certains indices suggèrent qu’elle réutilisa une ancienne mosquée, comme le laisse penser la présence d’un arc en fer à cheval pointu d’esthétique almohade. Au fil des siècles, l’église a intégré des styles mudéjar, gothique et baroque, s’adaptant aux besoins liturgiques et esthétiques de chaque époque.
On remarque particulièrement le portail plateresque de 1523 et le clocher aux allures militaires, attribué à Hernán Ruiz II. À l’intérieur, outre son plan à trois nefs, se distinguent d’importants éléments artistiques tels que le Christ crucifié du XVIIIe siècle, les stalles du chœur en noyer ainsi que les fresques et retables qui ornent ses chapelles. Aujourd’hui, elle demeure un point de repère culturel et religieux où se rejoignent des siècles de foi, d’art et d’identité castreña.
Le couvent de Saint Dominique de Scala Coeli était un remarquable édifice baroque du XVIIe siècle à Castro del Río, fondé en 1631 par la marquise de Priego. Bien qu’il ait été détruit à la suite d’un incendie pendant la guerre civile espagnole, son clocher et son portail sont encore conservés, intégrés aujourd’hui à l’Hôpital de Jesús Nazareno.
Actuellement, la tour —de plan carré et composée de trois niveaux— abrite la Casa de la Cultura (Maison de la Culture), le Musée de la Photographie Ancienne et l’École Municipale de Musique. Classée Bien de Catalogage Général en 1994, elle demeure une référence du patrimoine de Castro del Río.
L’église de Jésus Nazareno, connue à l’origine sous le nom d’ermitage de Saint Benoît, est un édifice intéressant d’architecture simple, construit entre 1700 et 1733. Elle conserve le plan habituel en croix latine, avec des bras de transept peu profonds. Sa structure sobre est animée dans la croisée par un riche programme décoratif de peintures, dont le contenu iconographique est très varié, allant des représentations humaines et symboliques aux motifs purement ornementaux tels que les dessins végétaux.
Concernant l’iconographie, dans la coupole (media naranja) figurent les symboles de la Passion, au-dessus des Vertus cardinales représentées sur les pendentifs, tandis que la partie supérieure des murs du transept est réservée aux Pères de l’Église. Sur la voûte du presbytère, on trouve des images de la Trinité, de l’Immaculée Conception et du Christ.
À l’extérieur, la façade principale se présente comme un panneau rectangulaire surmonté d’un fronton, orné de plaques géométriques d’une grande expressivité plastique, datées de 1712 et étroitement liées à la production contemporaine de Hurtado Izquierdo. À l’intérieur, on peut admirer le maître-autel réalisé en 1734 par Gaspar Lorenzo de los Cobos, ainsi que les sculptures de Jésus Nazareno (qui préside l’autel), de Saint Jean et de Notre-Dame des Douleurs, œuvres du sculpteur sévillan Castillo Lastrucci.
Construite en 1430, l’église Mère de Dieu a subi des rénovations ultérieures, les années 1607 et 1647 figurant sur ses portails. À la suite de ces différents travaux, cette église se présente comme l’un des temples les plus originaux et curieux de la province de Cordoue. Elle possède un plan trapézoïdal et une charpente en bois. Son plan très irrégulier résulte de la fusion de deux églises perpendiculaires appartenant à des époques différentes, occupant un espace en forme de coin à la confluence de deux rues.
Sur le pan coupé, on trouve une façade simple avec un toit à deux versants et un portail linteau de 1607, surmonté d’un entablement reposant sur des pilastres et de pinacles dressés au-dessus d’une corniche. À l’intérieur, se distingue un retable baroque orné d’importantes peintures à l’huile sur toile, œuvre d’Atencia de Zúñiga.
Cette église du XVIIIe siècle se distingue par son architecture de petite échelle, tout en conservant tous les éléments caractéristiques d’un temple conventuel. Elle présente un plan en croix latine avec trois nefs, un transept et une abside quadrangulaire. Sa façade élégante et ordonnée date également du XVIIIe siècle. À l’intérieur sont conservées différentes sculptures en bois sculpté et polychrome ainsi que des peintures à l’huile sur toile, toutes contemporaines de sa construction. Aujourd’hui, cet espace abrite le Musée Antonio Villa-Toro, dédié au peintre castreño de renommée internationale, rattaché à la plastique expressionniste.
L’origine de ce temple conventuel remonte à 1554, année de sa fondation par l’Ordre des Carmes Déchaux. L’église Notre-Dame du Mont Carmel abrite d’importantes œuvres sculpturales, telles que le Christ de la Miséricorde, réalisé par Castillo Lastrucci, l’image de Marie Très Sainte de la Solitude datant de 1944, ainsi que le Saint-Sépulcre, tous portés en procession pendant la Semaine Sainte dans la nuit du Vendredi Saint.
Il s’agit d’un temple à nef unique voûtée en berceau, doté d’un transept élancé aux bras courts, centré par une coupole et une abside carrée. À l’extérieur, l’église présente deux portails, dont le principal est construit en brique, avec pilastres et moulures, où l’on peut observer le blason du Carmel. On conserve également, attenant à l’église, le patio intérieur à arcades de l’ancien couvent, avec des arcades en plein cintre reposant sur des colonnes.










